mardi

GARY MOORE: CLOSE AS YOU GET

Bluesman irlandais émérite à la carrière exemplaire, Gary Moore nous revient ici avec un grand disque. Toujours armé de sa fidèle Les Paul, le guitariste chanteur nous propose un album d’une sensibilité incroyable. Entre rocks énergiques qui vous feront à coup sûr taper du pied et blues langoureux, morceaux originaux et reprises s’enchaînent à merveille ! Gary en profite pour nous rappeler qu’il est un musicien hors pair. Chaque note est un frisson et n’ayons pas peur des mots, l’expression « faire pleurer sa guitare » prend ici tout son sens.

DREAM THEATER: SYSTEMATIC CHAOS

Les rois du heavy progressif sont de retour ! Deux ans après Octavarium qui avait célébré les 20 ans du groupe, le petit dernier, Systematic Chaos, n’a rien à envier à ses illustres prédécesseurs. Tout d’abord, on retrouve dès le premier morceau la patte Dream Theater alliant dans une parfaite osmose technique et mélodie. Cette dualité se retrouve par ailleurs tout au long de l’album : Ombre et lumière, espoir et fatalité, joie et mélancolie… s’unissent durant plus de 75 minutes d’une intensité rare. Le plus marquant reste justement cette maîtrise presque insolente qui nous entraîne dans un voyage atmosphérique digne du meilleur de Pink Floyd. La diversité des compositions permet aussi au néophyte comme à l’auditeur averti de s’y retrouver. L’aspect technique est toujours présent mais il ne nuit pas à la qualité des compositions. Au contraire, il les magnifie : riffs entêtants alternent avec des accalmies où guitare et claviers charment l’oreille. Alors bien évidemment, Mike Portnoy (batterie) et John Petrucci (guitare) s’en donnent à cœur joie mais en évitant de tomber dans la démonstration pure. Les deux compères ont également écrit des textes magnifiques, profonds, réfléchis auxquels James Labrie donne toute leur dimension. Le gaillard module sa voix et nous prouve une nouvelle fois qu’il est un grand chanteur, capable d’exceller dans tous les registres. Dream Theater a réalisé avec Systematic Chaos un de ces meilleurs disques, peut-être le plus abouti de sa carrière. Rendez-vous est d’ores et déjà pris en fin d’année pour la tournée française. Bienvenue au Théâtre du Rêve…

UN DEUXIEME ALBUM POUR VELVET REVOLVER

3 ans, c’est le temps qu’il aura fallu attendre pour découvrir le nouvel album de Velvet Revolver. Formé autour de musiciens issus de groupes aussi prestigieux que Guns n’ Roses, Stone Temple Pilots ou Infectious Grooves,les amateurs de rock attendaient au tournant cette formation prometteuse ! Contraband sort en 2004 et la désillusion est bien là : Production brouillon, compositions fades, chant monotone… on s’attendait tout de même à beaucoup mieux de la part d’une telle dreamteam. Le groupe ne lâche néanmoins pas l’affaire et compte bien prouver au public qu’il n’a pas dit son dernier mot. Libertad… parce que nos 5 zicos ont enfin réussi à faire abstraction de leur prestigieux passé pour créer leur propre identité. Cette fois le pari est réussi ! A la première écoute, on constate rapidement que la production est beaucoup plus léchée de façon à rendre justice au travail de composition et d’interprétation de chaque musicien : Les guitares s’enchevêtrent, se complètent et se taquinent sans jamais se marcher sur les pieds. Slash est en forme et nous propose des soli bien sentis, bourrés de feeling, soutenus par la finesse et l’inventivité « riffthmique » de Dave Kushner. Duff joue des lignes de basse simples mais subtiles et Matt Sorum est d’une précision diabolique ! Quant à Scott Weiland qui était la principale faiblesse de Contraband, il est ici en parfaite osmose avec ses comparses. La machine parfaitement huilée fonctionne alors à merveille et nous délivre un rock énergique agrémenté de quelques ballades permettant de reprendre son souffle. Libertad est donc un album solide, mature, joué par des musiciens sans complexes ne cherchant pas à se reposer sur leurs acquis mais qui ont envie d’aller de l’avant.

MÖTLEY CRÜE: SAINTS OF L.A

  Mötley Crüe donnent l'impression qu'ils s'éclatent sur leurs albums? Là ils nous éclatent! Jolis soli sur des riffs soit puissants soit accrocheurs, soit les deux. Les refrains sont souvent repris en choeur ce qui donne cette impression ludique. Cet album est plein d'énergie sans pour autant être agressif. Un disque définitivement entraînant. 

KORITNI: GAME OF FOOLS

   Voilà un album qu'auraient pu enregistrer les Guns n' Roses à la belle époque. Il s'en dégage une ambiance bluesy très affirmée et très agréable. Ecoutez "Deranged" pour vous en convaincre. De bons soli et des riffs nerveux font de ce disque une réussite, un tout homogène et fort sympathique!

lundi

EXPLICATION DE COURANT: LE HEAVY METAL

Le heavy metal (ou communément metal) est un genre de rock apparu au Royaume-Uni et aux États-Unis à la fin des années 1960. Le heavy metal puise son inspiration, entre 1969 et 1974, dans des groupes de Hard rock qui, en combinant blues et rock, ont créé un hybride aux sonorités lourdes et épaisses, centré sur les impulsions de la batterie et de la guitare à la distorsion très amplifiée. Au fil des années, le heavy metal a donné naissance à des sous-genres variés et, bien que ceux-ci soient généralement appelés « metal » par le grand public, le terme « heavy metal » a maintenant deux sens distincts : soit le genre et toutes ses variantes, soit le style original des groupes des années 1970 et 1980 — parfois baptisé de « heavy metal traditionnel » . De ce fait, la définition du terme tend à être ambiguë et n'est pas la même selon la période de l'histoire du rock à laquelle on se réfère.  Dans les années 1970, le terme « heavy metal » (popularisé par le critique Lester Bangs) était synonyme de Hard rock, genre auquel il reste encore parfois assimilé dans l'inconscient populaire. Les premiers groupes — comme Black SabbathDeep PurpleLed Zeppelin,Blue Cheer, Iron Butterfly — étaient donc indifféremment considérés comme des groupes de heavy metal ou de hard-rock. Au début des années 1980, le terme a été redéfini par Lester Bangs peu de temps avant sa mort : il existe une subtile différence entre Hard rock et heavy metal, résidant principalement dans le fait que le heavy metal tend à se débarrasser des racines blues tandis que le Hard rock les conserve. Avec cette définition, qui prévaut de nos jours, seuls des groupes de heavy metal traditionnel comme Black Sabbath et Judas Priest peuvent être considérés comme précurseurs de l'esthétique et du son spécifiques du heavy metal. Le heavy metal s'est popularisé dans les années 1970 et 1980, au fur et à mesure de l'apparition de ses sous-genres, et il génère toujours dans les années 2000 un fort engouement de la part de ses fans à travers le monde. 

*Source: www.spirit-of-metal.com

EXPLICATION DE COURANT:LE HARD ROCK

Le hard rock est en fait une évolution naturelle de la musique de l'époque (The Beatles, The Rolling Stones, The Who...) tant par la technique que dans la sonorité. Il se caractérise par l'utilisation d'un trio de base constitué d'une guitare saturée, d'une guitare basse et d'une batterie. On ajoute à cela une certaine agressivité, tout en restant proche des racines blues et rock. Le son des guitares électriques utilisé dans le hard rock est dit « saturé ». Il s'agit d'un son très riche en harmoniques, et qui dégage une impression de puissance et d'agressivité. La saturation était obtenue à l'origine en mettant le volume de l'amplificateur de la guitare électrique au maximum, ce qui provoque un écrêtage du signal : le signal électrique ne peut dépasser une valeur maximale et est donc tronqué, ce qui provoque une distorsion du son. Jimi Hendrix travaillait avec son ingénieur pour créer de nouveaux sons en modifiant l'électronique ; ceci a donné naissance à des dispositifs électroniques permettant de modifier le son sans risquer d'endommager l'amplificateur. 

*Source: www.spirit-of-metal.com